Librairies

  • Higginbothams

116, Anna Salai Rd, Opposite to LIC Building, Mount Road
Tél. : 044 2851 3519

1st Floor, Tidel Park, Canal Bank Road, Tharamani
Tél. : 044 2254 0523

  • Crossword

HPCL, New No 47, Old No 82, TTK Road,
Alwarpet
Tél. : 044 4203 1705
http://www.crossword.in/

  • Odyssey

A Adyar, Thiruvanmiyur, T. Nagar

http://www.odyssey.in/

  • Tara Books

Plot No. 9, CGE Colony
Off Kuppam Beach Road, Thiruvanmiyur
Tél. : 044 4260 1033
http://www.tarabooks.com/

Spectacles, concerts, évènements sportifs

  • Alliance Française of Madras

Concerts, pièces de théâtre, cinéma français, bibliothèque numérique

24, College Road, Nungambakkam
Tél. : 044 2827 9803
http://madras.afindia.org/

  • Kalakshetra Foundation

Concerts, spectacles, workshops, expositions

Kalakshetra Road, Thiruvanmiyur
Tél. : 044 2452 0836
http://www.kalakshetra.in/

  • The Music Academy

Concerts, spectacles de danse

Old No. 306, New No. 168, TTK Road, Royapettah
Tél. : 044 2811 2231
http://musicacademymadras.in/

  • Book My Show (achat de billets en ligne)

Site généraliste très complet : films, spectacles, pièces de théâtre, évènements sportifs

http://in.bookmyshow.com/chennai

  • Eventjini (achat de billets en ligne)

Spectacles, concerts, inscription aux marathons

http://www.eventjini.com/?ejIndex=selectCity

Elections : mode d’emploi par Julie M.

election 2En tant que Français établis hors de France, nous sommes appelés à participer à deux scrutins organisés concomitamment mais de nature très différente : les élections des représentants au Parlement européen et les élections des conseillers consulaires.

Petite synthèse des modalités de vote pour les français de Chennai inscrits sur la liste électorale consulaire :

Représentants au Parlement européen

Les élections européennes de 2014 seront les premières à se tenir depuis l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne, qui donne au citoyen de l’Union un rôle accru en tant qu’acteur politique de l’Union Européenne.

Le traité renforce également les pouvoirs du Parlement européen en consolidant son rôle de co-législateur et en l’investissant de responsabilités supplémentaires : il élit ainsi le président de la Commission sur la base d’une proposition du Conseil européen tenant compte du résultat des élections européennes (article 17, paragraphe 7, du traité sur l’Union européenne).

Pour qui votons-nous ? Les français établis hors de France votent pour les députés de la circonscription Ile de France.

election 1Conseillers consulaires : de nouveaux représentants pour les Français de l’étranger

La loi du 22 juillet 2013 a modifié la représentation des français résident hors de France.

En mai, nous élirons pour la première fois des conseillers consulaires qui éliront parmi eux les conseillers de l’Assemblée des Français de l’étranger.

Résidant à Chennai, nous participerons à l’élection des conseillers consulaires (au nombre de trois) de la circonscription de Pondichéry (Inde 2ème circonscription).

Les conseillers consulaires sont des élus de proximité, représentant les Français établis hors de France auprès des ambassades ou des consulats, au sein de conseils consulaires. Ils participeront à la mise en place des politiques conduites pour les Français de l’étranger.

Par ailleurs, ils constitueront la majeure partie du collège électoral chargé d’élire les sénateurs des Français de l’étranger.

Qui se présente ? Sept listes se présentent dans notre circonscription : http://www.ambafrance-in.org/IMG/pdf/liste_candidats001.pdf

Modalités :

pour les élections européennes nous ne pouvons voter qu’à l’urne, en personne ou par procuration.

 

Dimanche 25 mai 2014

De 8h à 18h

Pour les résidents à Chennai

Bureau de vote situé à l’Alliance française de Chennai

24, College Road

Pour voter, il faut présenter la carte consulaire et sa carte nationale d’identité française ou son passeport français.

 

Pour les élections des conseillers consulaires, nous pouvons choisir de voter à l’urne (même jour et lieu que pour les élections européennes) ou par internet (heure de Paris).

Le vote par internet aura lieu du mercredi 14 mai 12h00 au mardi 20 mai 12h00

Ceux qui ont donné une adresse mail et un numéro de téléphone, recevront un mail leur indiquant les modalités de vote par internet (un identifiant est envoyé par courrier postal et SMS et un mot de passe par courriel).

Pour plus d’information, rendez-vous sur le site du Consulat de France à Pondichéry

http://www.ambafrance-in.org/-Consulat-de-Pondichery-

ou à l’adresse suivante : http://www.ambafrance-in.org/-Elections-2014-

Tata : une affaire de famille par Marie Forchini

TataA l’occasion du 26 janvier qui célèbre le jour de la République en Inde, je voulais revenir sur les personnes qui ont œuvré dans l’ombre pour l’indépendance de l’Inde et la construction du pays. Parmi ces personnes, il a une famille que vous connaissez tous, au moins de nom, j’ai nommé la famille Tata.
Ces pionniers de l’industrie indienne sont issus de la communauté des Parsis, c’est à dire les perses qui se sont réfugiés en Inde lorsque l’Iran a été convertie à l’Islam. Les parsis sont connus pour leur sens du business et les valeurs de leur communauté telles que le respect et la transparence.

C’est tout d’abord dans la société de trading de son père que JAMSETJI NUSSERWANJI TATA fait ses armes. A 29 ans, il rachète une fabrique d’huile en faillite et la transforme en fabrique de coton… Ca y est la saga Tata est lancée. JAMSETJI pense que l’Inde ne peut gagner son indépendance sans industrie, il œuvrera toute sa vie dans l’ombre afin de faire évoluer les techniques et les technologies ainsi que les conditions de travail de ses employés. Ce Mumbaïte visionnaire poursuit quatre rêves: construire un grand hôtel de luxe ouvert à tout le monde (à cette époque seuls les occidentaux sont autorisés dans les hôtels de luxe de Bombay), construire une grande université, construire une centrale hydro-électrique et construire une usine de sidérurgie. De son vivant JAMSETJI n’accomplira que le premier, il ouvre la Taj Mahal Palace en 1903 avec comme mot d’ordre : « je veux que cela soit grand et somptueux ». C’est son fils ainé DORABJI TATA qui continuera l’œuvre de son père en fondant TATA STEEL en 1911 (TISCO à cette époque), la première aciérie du pays, devant des anglais stupéfaits. Tout d’abord réticents, ces derniers impliqués dans la première guerre mondiale trouvent leur compte en achetant leur matière première directement en Inde. Le groupe TATA fait fortune grâce aux anglais, ce qui permet à DORABJI de construire le premier Indian Institute of Technology situé à Bangalore. Le deuxième fils de  JAMSETJI TATA est un personnage plus exubérant. RATAN TATA est un intellectuel passionné d’art et de littérature, il constituera une collection de tableaux, de sculptures, d’objets d’arts d’une richesse considérable. Cette collection est d’ailleurs visible au musée Chatrapati Shivaji de Mumbay. Outre son penchant pour l’art, RATAN est épris de justice et de liberté, il fera de nombreuses donations à Gandhi alors que ce dernier n’est encore qu’avocat en Afrique du sud. C’est ainsi que les deux familles se rencontrent et œuvrent pour la libération de l’Inde. Mais là où Gandhi prône la désobéissance civile et encourage les indiens à filer eux-mêmes leurs vêtements, les TATA construisent les piliers de la future Inde industrielle.

« When you have to give the lead in action, in ideas — a lead which does not fit in with the very climate of opinion — that is true courage, physical or mental or spiritual, call it what you like, and it is this type of courage and vision that Jamsetji Tata showed. It is right that we should honor his memory and remember him as one of the big founders of modern India. »— Jawaharlal Nehru

Marie Forchini

Témoignage : No More Drama par Aurélie Marsan

Il y a quelques mois, j’ai pu participer à un atelier sur les jeux psychologiques organisé par Susan George, professeur et psychothérapeute spécialisée en analyse transactionnelle. Les jeux psychologiques  sont l’un des piliers de l’analyse transactionnelle. Ces jeux loin d’être amusants, sont une stratégie que nous mettons en place depuis l’enfance afin d’obtenir inconsciemment ce que nous désirons (besoin d’attention, valider une croyance…).  Ces jeux sous forme d’échange verbal anodin entre deux ou plusieurs personnes auront tendance à se répéter dans notre vie d’adulte. Ils ont un impact négatif dans nos vies puisqu’ils nous empêchent de prendre conscience de la réalité, de nos émotions, de nos besoins. C’est comme si nous incarnons notre propre personnage au théâtre. Selon l’analyse transactionnelle, le jeu implique 3 rôles : la victime, le sauveteur et le persécuteur.  Durant le jeu nous pouvons incarner plusieurs rôles tour à tour. Afin d’illustrer la théorie voici un petit exemple de jeu entre Bernadette et son mari Bernard.

(Source : http://www.optime.org/) :

Bernadette – Bon… eh bien j’ai tout rangé toute seule puisque tu étais encore au téléphone…

Nous avons là un bon mélange de Victime tout d’abord, puis de Persécuteur ensuite, avec un reproche sous-jacent, et 3 appâts facilement identifiables.

Bernard – Rhooo !! C’est pas possible !! Si seulement « Madame » était capable de patienter 5 minutes, j’aurais pu venir l’aider !

Bernard a mordu à l’hameçon, il répond alors en tant que Persécuteur à son tour, en semant de nouveaux appâts, sur lesquels se jette Bernadette :

Bernadette – 5 minutes ? Non mais tu plaisantes ? Ça fait une heure que tu discutes moteur avec ton collègue ! (Persécuteur) et moi, je rentre crevée après une journée éreintante au boulot, et je me coltine tout… (Victime)

Bernard – Et oui, j’ai toujours eu tous les défauts du monde de toutes façons… mais c’est pas nouveau : ici ou au boulot, personne ne se met à ma place… (Victime) Allez, bon, puisque c’est comme ça, prend ton manteau, je t’emmène au resto ! Ça te va ? (Sauveur)

Résultat des courses : Bernadette n’a pas dit ce qu’elle avait réellement sur le cœur (le souhait de
passer plus de temps avec son mari, etc.) elle sort donc du jeu frustrée, insatisfaite. Bernard, lui, agacé, a rompu le jeu en se positionnant en Sauveur, mais rien n’est arrangé pour lui non plus… La situation de Bernard et Bernadette n’est qu’un simple exemple afin de comprendre les jeux psychologiques. Cependant, nous pouvons tous nous demander si nous vivons ce genre de drame dans nos vies et si c’est le cas voulons-nous-y remédier ?

Cet atelier m’a permis de réaliser que de façon plus ou moins récurrente, je participais à des jeux soit en les initiant, soit en entrant dans ceux des autres. J’ai pu comprendre ce que sont les jeux psychologiques, pourquoi je participe/crée ces jeux et comment les arrêter. Cela m’a aidé à prendre du recul sur mon comportement et celui des autres.

C’est en prenant conscience des jeux auxquels nous participons et des raisons pour lesquelles nous le faisons que nous pouvons arrêter de jouer. En nous libérant de ces jeux inconscients que nous jouons avec nous-mêmes et les autres, nous pouvons enfin exprimer nos vraies émotions,  améliorer notre communication, construire des relations saines et durables, comprendre les non-dits et surtout nous détacher de ce comportement répétitif et improductif.

D’un point de vue personnel, cet atelier fût très enrichissant et bénéfique, c’est pour cette raison que je souhaitais partager mon expérience et mes acquis. Du fait de son succès, Madame George  reconduira cet atelier le 2 Mars prochain. Pour plus d’information et pour s’enregistrer au prochain « No More Drama », contactez Madame George par email à susangeorge4@yahoo.com ou par téléphone au +91 9840123048 (les places sont limitées).

Aurélie Marsan

Pongal

pongalJanvier est un mois particulier pour les Indiens du sud. Vous me direz, tous les mois sont particuliers vu qu’il y a des cérémonies religieuses tout le temps ! Ce n’est pas faux, mais dans le Tamil Nadu plus qu’ailleurs, janvier rime avec PONGAL !

Au-delà de la signification astrale du soleil qui vient se balader dans la 85eme maison de Vénus, Pongal est la seule fête hindoue basée sur le calendrier solaire, ce qui explique que la date est fixe d’une année sur l’autre : le 14 janvier. Ce festival marque la fin de la saison des moissons, les paysans vont  pouvoir enfin se reposer et commencer à profiter de l’argent gagné avec la vente des récoltes.

En fait, Pongal se déroule sur quatre jours :

BOGI : Le premier jour, les paysans se débarrassent de leurs vieilles affaires (vieux vêtements, vieux matériels, etc.), les entassent devant les maisons et les brûlent pour symboliser le début d’une nouvelle ère. Dans les villages, certains font le grand ménage de printemps et repeignent les façades des maisons.

PONGAL : Le deuxième jour, les gens préparent des plats spéciaux (le fameux « Pongal », une boule de riz et de beurre clarifié) ainsi que des gâteaux. Chacun vient se souhaiter un joyeux Pongal et s’offrir les délicieux plats préparés.

MAATTUPPONGAL : C’est le jour où les humains remercient les vaches et les buffles pour leur aide durant la moisson. On chouchoute les animaux, on leur peint  les cornes, on leur attache des clochettes, on les décore… Enfin, le soir venu, on les lâche dans le village, un petit goût de feria au pays du masala… Mais attention, ces dames ne sont pas toujours commodes !

KANUM PONGAL : Le dernier jour, les familles sortent pour aller pique-niquer au grand air.

De nombreuses légendes sont racontées à l’occasion de Pongal. En voici une avec pour héros notre cher Shiva national et son fidèle Nandi.

Le troisième jour de Pongal, Shiva demanda à sa monture, le taureau Nandi, d’aller sur la terre et de délivrer son message aux gens : il leur faudrait « prendre un bain aux huiles quotidiennement et manger une fois par mois ». Mais Nandi se trompa et annonça aux humains « un bain une fois par mois et un repas quotidien ». Furieux, Shiva maudit Nandi. En raison de cette erreur, il n’y aurait jamais assez de grains sur la terre. Il bannit le taureau et le condamna à vivre sur la terre pour toujours et à aider les humains à labourer les champs.

Marie Forchini

Chennai Storytelling Festival – Raconte-moi une histoire par Aurélie Marsan

Du 7 au 9 Février 2014, le World Storytelling Institute présentera sa seconde édition du Chennai Storytelling Festival. 

Au programme, trois jours d’atelier gratuits autour du sujet « Storytelling and Healing » (récit d’histoire et guérison). Afin d’en savoir plus à propos du récit d’histoire (storytelling) et de ce festival en particulier, j’ai posé quelques questions au Dr. Miller Directeur du World Storytelling Institute à Chennai et du Storytelling Festival 2014.

AM : Qu’est-ce que le récit d’histoire (storytelling) ?

Dr. Miller : Le récit d’histoire (ou conte) est une pratique aussi vieille que le monde, utilisée dans le cadre thérapeutique elle permet de  guider et réconforter. Le récit d’histoire peut se définir comme la relation qui existe entre une série d’évènements. Dans ce cadre, ‘relation’ est un mot clé car les histoires sont exprimées grâce à la relation entre le conteur et les auditeurs. Les personnes sont présentes les unes pour les autres, elles s’écoutent, elles regardent, elles participent. C’est cette relation, cet échange qui différencie les histoires thérapeutiques, d’un livre, d’un film ou bien même d’un récit d’histoire strictement raconté.

AM : Qui peut profiter du récit d’histoire ? Quels en sont les bénéfices ?

Dr. Miller : Tout le monde bénéficie non seulement du récit d’histoire mais aussi des discussions qui s’en suivent. Participer à ces activités permet de développer la créativité, l’imagination et la communication de chacun. En plus du récit d’histoire, on travaille aussi sur des jeux de rôle par l’intermédiaire de caractères dans les histoires, ce qui aide à développer empathie et compassion.

Les contes permettent aussi de comprendre les conséquences de nos actions, de prendre du recul face aux différentes situations que l’on peut expérimenter dans la vie courante

AM : Pourquoi organiser ce Storytelling Festival à Chennai ?

Dr.Miller : Le CSF (Chennai Storytelling Festival) est tout d’abord un festival à titre éducatif grâce à trois jours d’atelier pour adultes. Globalement,  le récit d’histoire est de plus en plus utilisé dans divers cadres thérapeutiques,  notre objectif est de faire de Chennai un centre principal de récit d’histoire.

L’année dernière, le CSF a offert différents ateliers tournés autour de l’éducation, du coaching, du divertissement et de la guérison. Cette année, nous voulons nous concentrer sur le récit d’histoire et la guérison, c’est-à-dire comment utiliser les contes pour aider les gens à se sentir mieux. A travers le récit d’histoires, de légendes et de contes de fée, on apporte réconfort et conseils.

AM : Que peut-on attendre de ces trois jours d’atelier ?

Dr. Miller : Il y aura un atelier sur les contes folkloriques tamils en tamil avec traduction en anglais. Deux autres ateliers offriront une introduction à la thérapie à travers l’art et la thérapie par la danse et les mouvements. Il y aura aussi un atelier sur l’utilisation des métaphores dans le but de créer des histoires inspirantes, qui guérissent et transforment. Tous les ateliers seront en anglais. Cette année on veut aider à développer l’utilisation des histoires thérapeutiques. Ces ateliers peuvent être utiles aux parents, enseignants, coachs de vie, psychothérapeutes et bien sur tous ceux qui sont intéressés par les méthodes qui facilitent la guérison psychologique. Aucune formation ou expérience n’est requise, tout le monde est la bienvenue.

Le sari

SariS’il est un moyen féminin et original de découvrir une culture, la mode est mon préféré. Quand on parle de mode indienne, c’est évidemment le sari qui vient à l’esprit. Il y a d’abord les couleurs chatoyantes qui attirent votre regard, puis l’harmonie du drapé qui met en valeur les formes sans jamais les dévoiler et enfin le petit détail qui révèle toute la recherche dans l’habillement, un pli brodé, un dos décolleté ou des bracelets accordés à la couleur du tissu.

Les indiennes, peu importe leur rang social, sont des princesses mettant en avant leur féminité avec une simplicité et une pudeur qui ont de quoi faire réfléchir bon nombre d’occidentales. Car derrière ce simple morceau de tissu, c’est toute l’Inde qui se raconte.

Le sari est un emblème de la culture indienne. Il est même conté dans un passage du Mahabharata. Cette histoire vieille de 5000 ans raconte comment Draupadi, que son adorable mari avait mis en jeu et perdue lors d’une partie de Parcheesi, préserva sa virginité malgré les tentatives de Shakuni pour la déshabiller. Ce dernier avait beau tirer sur le sari pour dévêtir Draupadi, le tissu s’allongeait sans fin et permis à la belle de garder sa dignité.

L’Inde possède multiples facettes, il en est de même pour le drapé du sari, on récence pas moins de 80 manières différentes de le porter. Les plus connues sont le style Nivi, sari enroulé en spirale du bas vers le haut avec des plis sur le devant. Le style Dhoti caractéristiques des femmes brahmanes du sud de l’Inde, le sari est passé entre les jambes dès le début  puis enroulé en spirale autour du corps. Le style Veshti qui ne couvre que le bas du corps.

En fait, les différents styles de sari correspondent à des appartenances ethniques, ils permettent d’identifier de quelle famille ou de quelle caste la personne est issue.  La taille du sari renseigne également sur la femme qui le porte. Ainsi une femme qui n’est pas mariée ne peut porter un sari de neuf yards car ce dernier est réservé aux mariages et aux cérémonies très importantes. De même le niveau du ventre ou passe la bordure du tissu change si vous êtes jeune fille, femme enceinte, mère ou veuve.

Pour ceux et celles qui seraient tentés de dire que le sari est démodé et caractéristique d’un pays qui refuse la modernité, je ne saurais que trop vous recommander les collections magnifiques des stylistes indiens qui rivalisent de talent pour adapter le sari à la mode contemporaine. Les actrices indiennes comme Aishwarya RAI et Deepika Padukone ont fait sensation lors d’événements internationaux prestigieux comme le festival de Cannes, en apparaissant habillées en sari.

Enfin je confluerai sur la réponse qu’un ami m’a faite le premier jour où j’ai porté un sari. Je m’étonnais que les indiens me regardent encore plus que les jours ou je portais mes habits (moulants) européens. Il m’a répondu  » les indiens savent lire les formes des femmes lorsqu’elles portent un sari, ils savent également comment le dénouer … »

Marie Forchini

Un peu d’histoire et de géographie

cult indeSi je vous parle de l’Inde et de la France, vous pensez Indes françaises, les comptoirs français, Madras, Pondichéry, Dupleix… L’Inde et la France entretiennent depuis longtemps des relations privilégiées que nous aurions tort d’oublier.

Petite question culture : Quels sont les comptoirs Français ? … Tic, tac …

  • Chandernagor (actuellement Chandannagar, au Bengale-Occidental)
  • Pondichéry (actuellement Puducherry, enclavé dans le Tamil Nadu)
  • Mahé (actuellement Mahe, enclavé dans le Kerala)
  • Yanaon (actuellement Yanam, enclavé dans l’Andhra Pradesh)
  • Kârikâl (actuellement Karaikal)

Les premiers récits sur l’Inde remontent au 17ème siècle. Ils proviennent de François BERNIER médecin, physicien et grand voyageur français qui accosta à Surat après un long voyage depuis l’Egypte. Il noue une amitié forte avec l’empereur Aurangzeb et fut le médecin de la cour pendant 12 années.

Au 18ème siècle, l’Inde et la France nouent des liens militaires forts grâce à Joseph-François DUPLEIX afin de repousser les Britanniques du sous-continent indien. Ce gouverneur général des établissements français en Inde a pour ambition d’acquérir de vastes territoires en Inde. Il transforme donc la compagnie française des Indes, jusque la commerçante, en une puissance territoriale. Il s’allie aux princes locaux pour repousser les assauts britanniques. Mais la rivalité entre DUPLEIX et LA BOURDONNAIS, gouverneur général des Mascareignes, sème le trouble au sein de la compagnie des Indes françaises, ce qui permet aux Anglais de gagner du terrain. Il sera finalement rappelé en 1754 par Louis XV et servira de monnaie d’échange entre la France et l’Angleterre. Cette dernière utilisera exactement la même stratégie de conquête que DUPLEIX pour la compagnie des Indes britanniques. DUPLEIX mourût dans l’oubli et la misère, le roi ne lui remboursera jamais l’argent qu’il avait avancé personnellement pour la conquête de l’Inde.

Enfin la dernière tentative d’alliance entre l’Inde et la France fut menée par Napoléon. Ce dernier voulait établir une présence au Moyen-Orient afin de rejoindre l’Inde et combattre les britanniques aux côtés de Tipu Sahib. C’est ce qu’il tente de réaliser avec la campagne d’Egypte, mais son échec lors du siège de Saint-Jean-D’acre y met fin.

A travers les histoires croisées entre la France et l’Inde, on retrouve une constante : la rivalité entre la France et l’Angleterre. Aujourd’hui, ces rivalités ont fait place à une réelle alliance franco-indienne, basée sur des intérêts culturels, diplomatiques et économiques. La France appuie l’Inde pour obtenir un siège permanent au conseil de sécurité et la soutient dans les institutions internationales comme le G8 élargi. Les relations culturelles sont au cœur des relations franco-indiennes via l’Alliance Française, Aujourd’hui l’Inde et de nombreuses manifestations (Bonjour India 2013, exposition au grand Palais « Elles changent l’Inde » en 2011, etc.). Le réalisateur Anurag KASHYAP a notamment été décoré Chevalier des Arts et des Lettres à Cannes en 2013. Le développement économique est sûrement le secteur le plus dynamique, avec  pas moins de  750 entreprises françaises implantées en Inde dans les domaines de l’énergie, l’industrie, la finance, etc.

Marie Forchini